Une journée de formation au service de la liturgie

Le 5 septembre, les animateurs de chants, les choristes, les sacristains, les fleuristes, les personnes chargées de la décoration liturgique de nos églises et l’équipe qui accueille les famille en deuil se sont retrouvés autour de l’abbé Samih Raad pour une journée placée sous le signe de la formation, de la réflexion et de la fraternité.
La rencontre s’est ouverte par un repas fraternel, moment simple et convivial qui a permis de partager bien davantage qu’un repas : un temps de rencontre, d’échange et de communion. Elle s’est poursuivie par un enseignement et un temps de dialogue consacrés au sens du service liturgique et à la mission de chacun au sein de la communauté.
L’abbé Samih a commencé par exprimer sa gratitude à tous ceux qui, souvent dans la discrétion et loin des regards, donnent de leur temps, de leur énergie et de leur disponibilité au service des célébrations. Il a rappelé que la liturgie est une œuvre commune. Elle n’est ni l’œuvre du prêtre seul, ni celle de la chorale, des musiciens, des sacristains ou des personnes qui préparent et embellissent nos églises : elle est l’action du Peuple de Dieu rassemblé.
« Je ne veux pas une juxtaposition de services, mais un peuple qui apprend à marcher ensemble. »
Une place particulière a été accordée au chant liturgique. Celui-ci n’est ni une simple animation, ni un concert religieux : il est avant tout la prière chantée de l’Église. La beauté musicale a toute sa valeur lorsqu’elle conduit à la prière et favorise la participation de l’assemblée. De même, le silence n’est pas un vide qu’il faudrait remplir, mais un espace intérieur où chacun peut accueillir la présence de Dieu.
L’abbé Samih a également rappelé que tout service dans l’Église est une mission reçue, jamais une propriété personnelle. Servir suppose de renoncer aux rivalités, aux clans et aux monopoles, pour rechercher ce qui édifie la communauté et permet à chacun de trouver sa juste place.
Cette réflexion a conduit à évoquer la catholicité de l’Église : nos communautés sont appelées à être des maisons ouvertes et accueillantes, où chacun puisse se sentir reçu, tout en demeurant fidèles à la foi de l’Église et à son ordre.
La journée s’est achevée dans un esprit de confiance et d’espérance, autour d’un désir commun : faire grandir une communauté plus fraternelle, plus priante, plus joyeuse et plus accueillante.
Le véritable enjeu n’est pas la perfection technique, mais une liturgie qui ouvre un chemin vers Dieu. Le plus beau fruit de notre service serait alors que les fidèles quittent nos églises non seulement en disant : « Ils chantent bien », mais surtout : « J’ai rencontré Dieu. »



