Lettre pastorale du 15 mai 2026

Chers amis, chers fidèles,

En ce mois de mai consacré à la Vierge Marie, il est beau de découvrir également la richesse de la tradition chrétienne d’Orient. Dans l’Acathiste byzantin à la Mère de Dieu, les fidèles chantent avec ferveur : « Réjouis-toi, guérison de mon corps ; réjouis-toi, salut de mon âme. »

Ces paroles expriment avec poésie et profondeur la foi commune de toute l’Église.

Lorsque les chrétiens d’Orient invoquent Marie comme « guérison de mon corps », ils ne lui attribuent pas le pouvoir réservé à Dieu seul. Ils proclament plutôt que la Vierge intercède pour ses enfants et les conduit vers le Christ, véritable médecin des corps et des âmes. Comme une mère attentive, Marie accompagne nos blessures humaines, nos fatigues, nos maladies et toutes les épreuves de notre existence.

Et lorsqu’ils chantent : « Réjouis-toi, salut de mon âme », ils rappellent que Marie nous a donné Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Par son “oui” fidèle lors de l’Annonciation, elle a ouvert le chemin du salut. Elle demeure celle qui guide les croyants vers la confiance, la conversion et la paix intérieure.

Ainsi, toutes les traditions de nos Églises se rejoignent dans une même contemplation du mystère de Dieu à travers Marie : elle ne garde jamais les regards pour elle-même, mais elle conduit toujours vers son Fils.

En ce temps marial, demandons à la Vierge Marie d’unir davantage les chrétiens d’Orient et d’Occident dans une même foi, une même espérance et un même amour du Christ ressuscité.

Abbé Samih Raad

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